Conte de Noël

« Une touriste Anglaise de passage à Paris eut un jour l’envie de franchir les portes d’un magasin de maroquinerie de luxe, place de l’Opéra.

La vendeuse l’accueillit chaleureusement et elles ne tardèrent pas à sympathiser.

Au fil de la discussion, la cliente montra à la vendeuse les divers achats qu’elle avait faits dans la journée, et notamment une gourmette pour sa fille. Elle lui confia que ce jour était très spécial pour elle : pour la première fois de sa vie, elle allait à l’Opéra Garnier. Elle en avait toujours rêvé. C’était ce soir !

La cliente finit par craquer pour un très joli sac à main, régla ses achats et prit congé. Le spectacle allait bientôt commencer.

Dans son enthousiasme, elle avait essaimé ses paquets à différents coins du magasin et, juste avant de fermer la boutique, la vendeuse s’aperçut d’un oubli de sa cliente : la fameuse gourmette pour sa fille. Mais que pouvait-elle faire ? Elle n’avait aucun moyen de la contacter.

Embarrassée mais déterminée, elle prit alors sur elle de rester dans le quartier de l’Opéra après la fermeture du magasin et d’attendre la fin de la représentation.

Quelques minutes avant minuit, elle était là, sur les marches du Palais Garnier, à guetter sa cliente à travers la foule du public qui sortait. Prise d’anxiété et dans l’incertitude de parvenir à la distinguer, elle scrutait chaque visage avec fébrilité.

De loin, elle aperçut enfin sa cliente.

Très lentement, elle se dirigea vers elle et leurs regards se croisèrent. La vendeuse s’avança en silence, tendit le paquet des deux mains et lui sourit d’un air complice. À sa vue, la cliente anglaise, émue, se mit à pleurer.

Notre vendeuse venait de braver le froid et la nuit mais l’émotion et le bonheur que cela lui procura lui font dire encore aujourd’hui dire que cela en valait la peine.

Depuis cette date, il n’est pas une année sans que la cliente de passage dans la capitale ne vienne saluer celle qui est devenue aujourd’hui son amie Parisienne. Elle n’en reste pas moins une vendeuse qui l’aide à suivre la tendance de la maroquinerie Française ! »

Qui a dit qu’en France, « l’enchantement du client » était impossible ?

Ce « conte de Noël » peut paraître trop beau pour être vrai, et pourtant, il est bien réel. Il représente l’espoir d’un commerce où la relation humaine dépasse la valeur marchande des produits. Tout à coup, ce que l’on vend n’est plus simplement un objet mais un ensemble d’attentions destiné au client. Lorsque l’on réussit cette prouesse, la magie opère : les clients sont heureux… et fidèles.

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Les Français sont-ils les « Tontons Flingueurs » de l’enchantement du client ?

J’ai eu l’occasion (et la chance !) de séjourner cet été dans 3 pays successifs : l’Espagne, l’Écosse et le Maroc. Eh bien, j’ai à chaque fois été frappé par la qualité du service et l’accueil qui m’ont été réservés. Quel que soit le standing du restaurant, de l’hôtel ou des commerces fréquentés, tout s’est très bien passé : sourire, conseil, accompagnement, mesure de ma satisfaction…

De retour en France, dès l’aéroport, puis successivement dans le taxi et au restaurant, je retrouve ces mêmes défauts et satanées attitudes auxquelles je n’arrive jamais à m’habituer : absence de sourire, propos désagréables, plaintes et grognements en tous genres, mesquineries, mépris, indifférence… sources de tant de frustrations, sensations déplaisantes et déceptions.

La question est : Pourquoi les Français dont on vante tant le savoir-faire en matière de luxe, d’artisanat et de gastronomie dans le monde entretiennent-ils cet art de désenchanter leurs clients ?

D’où leur vient cet incroyable talent de faire passer des émotions négatives ? Ne réalisent-ils pas qu’ils se tirent une balle dans le pied et mitraillent ceux de leurs clients, à jamais dissuadés de revenir dans leur échoppe ?

En d’autres mots : ils maîtrisent l’art de « flinguer le désir ». Une autre forme de luxe à la Française. Ce luxe qui se traduit dans les chiffres comme « 1re destination touristique mondiale » mais 3e en terme de performance dans la vente de services. Et si c’était une forme d’humilité ou de timidité ? Une sorte d’orgueil mal placé…

Essayons (humblement) d’explorer les raisons historiques ou sociales qui pourraient expliquer de tels comportements.

« Le client est roi ! » mais en France on continue (au XXIe siècle) à lui couper la tête…

Cette citation porte en elle ce paradoxe mal vécu : on affiche comme un idéal cette maxime du Dieu Commerce mais on ne supporte pas, au pays de la révolution et des droits de l’homme, de l’abolition des privilèges, des manifestations et du droit de grève… d’être dirigé ou rabaissé à un rang inférieur dans une relation sociale.

Ce qui nous amène tout naturellement à la question suivante…

En France, le « Service » signifie-t-il « Servitude » ?

Forte de ses conquêtes historiques et sociales, la France entretient un rapport ambigu à l’égard du service. Celui-ci renverrait inconsciemment les Français à la notion de servitude, du Seigneur à son Vassal ou de l’Aristocrate à son Laquais…

Or, la tradition culinaire et le luxe gastronomique français nous viennent de cette époque où, après la révolution Française, les premiers cuisiniers libérés de leurs familles aristocratiques, ouvrirent les premiers restaurants.

Cette nouvelle posture les a conduits à conjuguer une attente paradoxale : « vous êtes clients et votre position m’oblige à répondre à vos attentes » mais en même temps « vous êtes ici chez moi et il est hors de question que vous m’imposiez un désir qui n’est pas le mien ».

À la citation « Vos désirs sont des ordres » : le restaurateur français répondrait : « Et puis quoi encore… il connaît pas Raoul ! »

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Tesco, une chaîne de grande distribution au service du client

En visite en Écosse cet été, j’ai vécu une expérience en tant que client qui vaut le détour ! Puisque mon cœur de métier concerne précisément les techniques et innovations liées au service client, je m’extasie à la fois comme client et comme expert en la matière !

Dans la petite ville de St Andrews en Écosse, loin de mes repères et des codes auxquels je suis habitué lorsque je fais mes courses, j’entre dans un supermarché et j’erre entre les rayons à la recherche des eaux minérales. Il est 23 heures, heure inhabituelle pour un Parisien client des grandes surfaces, je repère un magasinier en train d’organiser ses rayons, vider des palettes, défaire des cartons… Je m’en approche et lui demande, en m’excusant, où se trouvent les eaux minérales. À ma grande surprise, il cesse immédiatement toute activité et m’accompagne jusqu’au rayon demandé. Il ne s’arrête pas là : ayant repéré que j’étais Français, il me propose spontanément de l’eau d’Évian et prend le temps de me présenter les différentes eaux minérales en rayon jusqu’à avoir l’assurance que j’ai trouvé mon bonheur et que cela me convient. Il me remercie d’être venu le consulter et me souhaite une excellente fin de soirée.

Satisfait mais intrigué par tant de prévenance, je me prends au jeu et décide de revenir les jours suivants, à différentes heures de la journée, juste pour voir s’il s’agit d’une exception locale ou si tous les employés du magasin sont du même « calibre ».  À chaque nouvelle question concernant un produit, je peux constater et apprécier le ballet des employés qui toujours prennent soin d’interrompre leur activité, m’accompagnent au rayon concerné et se consacrent entièrement à la satisfaction de mes demandes. Bluffé, je demande quelques jours plus tard à rencontrer le directeur du magasin. Lire la suite →

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Nouvelle émission avec Flavie Flament sur RTL – mardi 3 juillet

Suite au succès de ma première interview dans l’émission « On est fait pour s’entendre » diffusée sur RTL le 27 Mars dernier, pour la sortie de mon livre « Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras« ,
Flavie Flament a souhaité m’inviter de nouveau sur un thème de mon choix.

Ce fut l’occasion rêvée d’aborder un sujet qui me tient à cœur, « L’Accueil et l’Hospitalité », et plus particulièrement « Pourquoi les Français sont-ils mauvais en accueil et comment les Français sont-ils perçus à l’étranger ? »

Une opportunité de parler de la thématique de mon prochain livre.

Cette émission a été diffusée sur RTL mardi 3 juillet à 15h. : Podcast

 

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Jeudi 9 février 2012 : soirée de lancement de mon livre

Jeudi 9 février dernier s’est déroulée une grande soirée presse et médias pour le lancement de mon livre
« Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras » (Éditions Leduc.s)
à la Galerie de Nesle, à Saint-Germain-des-Prés.

Une soirée entièrement dédiée aux émotions positives et aux odeurs, avec la participation de l’Osmothèque de Versailles
et en partenariat avec la société Sentosphère.

Très prochainement, plus d’infos sur cette soirée !
(photos, extraits vidéos…)

N’oubliez pas de nous laisser votre avis…
et surtout vos témoignages de « nuisances au bureau » à la rubrique : « Vos Témoignages« 

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Nouvelle interview dans « Mon Bien-être  » sur Direct 8 !

J’ai eu le plaisir d’être de nouveau invité dans l’émission « Mon bien-être » de Caroline Ithurbide et Jean-Michel Cohen sur Direct 8, en tant que consultant et suite à la parution de mon livre « Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras ».

L’émission enregistrée mardi 27 mars dernier, a été diffusée ce matin.

Je suis intervenu dans le cadre de la rubrique « La franchise est-elle un vilain défaut ?« , que vous pouvez voir sur le lien suivant (à la 49ème minute)

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Interview sur RTL avec Flavie Flament  » On est fait pour s’entendre »

Mardi 27 mars, j’ai eu le plaisir d’être invité  sur RTL et de participer à l’émission de Flavie Flament  : « On est fait pour s’entendre »

Le thème de l’émission était : » Comment en finir avec les nuisances et le manque de savoir-vivre de certains collègues ? (manies agaçantes, odeurs corporelles, attitude sans-gêne…)

40 minutes d’émission interactive, une interview en profondeur sur les nuisances au travail, de nombreux témoignages d’auditeurs en direct. Super expérience !

Pour écouter le podcast de l’émission : cliquez ici

 

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Écoutez mon intervention sur Vivre FM

Mardi 6 mars, j’ai été invité à parler de mon livre et de la difficulté de communiquer entre collègues sur Vivre FM dans la chronique « À juste titre – La Vie des Entreprises ».

Vous pouvez écouter le podcast de l’émission ici , vous saurez ainsi comment gérer vos émotions pour rester courtois mais arriver enfin à dire à votre collègue ce qui vous gêne.

 

 

 

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Les conflits personnels en entreprise décryptés sur Cadremploi

On parle de mon livre sur Cadremploi ! Voyez vous-même à quel point la question des conflits personnels est importante en entreprise…

Pour Alexandre Dubarry, consultant en entreprise, il n’y aurait pas moins de 35 profils gênants et générateurs de conflits potentiels qui séviraient dans les open space. Explications avec l’auteur d’un ouvrage plutôt cocasse paru aux éditions Leduc.s.
 
Qui n’a jamais côtoyé le « semeur », qui laisse toujours traîner ses détritus dans les couloirs de la boîte ? L’ »accro au portable », qui fait profiter tout l’open space de sa sonnerie intempestive ? Le « collant », qui insiste pour vous faire une, deux, voire plus de bises en arrivant au boulot ? Ou encore le « crado » (sans commentaire) ? Pour chaque cas de figure, le consultant Alexandre Dubarry a rédigé une petite fiche pratique visant à déjouer les dommages collatéraux. Son drôle de livre, qui se propose de nous apprendre Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras, est disponible en librairie aux éditions Leduc.s.
 
« À force d’entendre toujours les mêmes anecdotes chez mes clients, j’ai compris qu’il y avait là de quoi écrire un livre », rapporte l’auteur, qui a donc décidé de relever le défi. « Au-delà du collègue qui sent mauvais, j’essaie d’évoquer toutes les gênes liées à la promiscuité de la vie en entreprise », explique ce dernier.
 

Lisez la suite de l’article sur le site de Cadremploi.

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L’Express parle de Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras !

Le site de l’Express est convaincu par mon livre ! Découvrez l’article qui lui est consacré ci-dessous :

 

Peut-on tout se dire au bureau? Mauvaise haleine, parfum trop fort ou transpiration suffocante: entre collègues, difficile d’évoquer les odeurs gênantes, un sujet toujours tabou. 
 
Pas toujours facile de cohabiter en entreprise. Il faut parfois composer avec le collègue « semeur » qui laisse traîner ses détritus sur votre bureau, le partenaire « pack illimité » qui passe ses appels personnels depuis l’open space, ou « l’amnésique » qui omet de vous transmettre les messages. Sans oublier celui qui sent le tabac, à l’haleine incertaine, ou au parfum dont la fragrance chatouille désagréablement vos narines. 
 
Autant de profils que l’on préfèrerait ne pas croiser sur son lieu de travail et « black-listés » par Alexandre Dubarry dans son bien-nommé nouvel ouvrage Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras? 
 

Lisez la suite de l’article sur le site de l’Express

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